« Effet colombe »

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IDENTITÉ ET IDENTIFICATION TRADITIONS, MUTATIONS ET MÉTISSAGES
Le 6 juin 2015. Le lieu, Québec.
Commissaire : Sonia Pelletier

Fritta Caro : « Effet colombe »
Photos: Emmanuelle Duret

Effet colombe

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« ajout » (accessoir pour Effet colombe, action performative, 2015 ) perruque-dore-fc-2015-web4Photo: Kimura Byol

Fritta Caro tout comme ses autres personnages de fiction sont nés de questionnements sur l’identité lors de l’adoption d’un nouveau territoire politique. Son immigration au Québec lui a fait connaître de nouvelles traditions. Un métissage de repères culturels s’impose aux nouveaux arrivants et des choix doivent s’effectuer afin de s’adapter à une nouvelle réalité. Lors de ce processus d’apprivoisement, la culture d’origine tout comme les cultures d’accueil sont remises en question et de ce processus, apparaissent de nouvelles  appartenances. Il devient difficile de résumer ces identités émergentes sous la forme d’un drapeau ou par un simple passeport. Le personnage de Fritta Caro se positionne alors dans certaines actions qui visent à nommer certaines incohérences des discours, des politiques institutionnels d’intégration des immigrants et des éléments sur l’identité même de la culture d’accueil.  Fritta Caro est à la fois questionnement et désir d’appartenance. helenamartinfranco.com

IDENTITÉ ET IDENTIFICATION TRADITIONS, MUTATIONS ET MÉTISSAGES

artistes : simon beaudry, nathalie bujold, helena martin franco, noemi mccomber

commissaire : sonia pelletier SAMEDI 6 JUIN / DÈS 17 H / 345, RUE DU PONT, QUÉBEC banner Dans le cadre de sa programmation d’été, Le Lieu, centre en art actuel a invité Sonia Pelletier commissaire et coordonnatrice générale du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ) à présenter lors d’une soirée de performance son projet IDENTITÉ ET IDENTIFICATION / Traditions, mutations et métissages. Le point de départ se fera au 345 rue du Pont puis le public sera invité à se déplacer dans le quartier Saint-Roch afin d’y découvrir une succession de performances.

Que l’on soit orienté ou désorienté, dans un entre-deux transitoire, historiquement la confiance envers ce que l’on pourrait nommer un «nous» collectif est l’apanage des sociétés dites modernes. Pour reprendre une expression, sommes-nous devenus «une communauté par défaut» ? S’agit-il d’une quête, d’une perte de repère, d’une crise ou d’un virage identitaire ?

Dans la foulée des récents mouvements nationaux et politiques en faveur de l’indépendance et de la souveraineté, que l’on pense aux revendications récentes de territoire des Atikamekws, du dernier référendum en Écosse ou celui plus problématique des Catalans et de l’enthousiasme que ceux-ci ont suscité à l’égard des enjeux de celui du Québec, ce projet propose des artistes emblématiques en ce sens qui participent et inspirent artistiquement cette mouvance par le biais d’une œuvre médiatique interactive et d’interventions performatives.

Plus largement, ce sont pour des motifs identitaires, d’identification, de sentiment d’appartenance ou d’exclusion, d’émancipation et d’appropriation, d’incertitudes et d’espoirs, de posture et d’imposture, d’embarras et de lieux communs que nous avons rencontrés et regroupés ces quatre artistes dont les pratiques artistiques en retiennent des emblèmes, des symboles, des signes et des mythes afin de mieux interroger leur pertinence. L’histoire nous démontre que ces derniers fonctionnent et se construisent à partir d’émotions. Cela expliquerait leur résistance au temps et à l’histoire. Pouvons-nous donc encore aujourd’hui être collectivement fiers de ce que nous sommes devenus ou faut-il écarter « l’identité » et ce qui la constitue au nom de l’ouverture au monde? L’argument de la mondialisation a le dos large.

Les frontières sont devenues de plus en plus poreuses. Peut-on affirmer que les artistes sont les derniers porteurs d’une spécificité nationale et qu’est-ce qui la définit? Cela en fait-il un art proprement québécois ? Ce programme artistique propose des réflexions sur l’histoire nationale, ses emblèmes culturels, son territoire, ses politiques et ses droits. Ces constructions et appropriations identitaires sont mises en relief afin d’en révéler des traditions, leurs mutations en cours et des résultats transformés sous forme de métissages.

Le public est invité à explorer à travers une œuvre ludique de Nathalie Bujold basée sur des mises en scène d’objets folkloriques et des animations utilisant des mots de la langue québécoise. En puisant dans le passé afin de la projeter vers l’avenir, Simon Beaudry nous convie dans l’un de ces « chantiers » devenus un lieu d’expression de ses nouveaux langages au carrefour de l’engagement, de la réflexion et de l’action. Le personnage de Fritta Caro, incarné par Helena Franco Martin nous fait entrevoir un métissage de repères culturels qui s’impose aux nouveaux arrivants qui doivent s’adapter à la nouvelle réalité de leur terre d’accueil. Enfin, nous pourrons suivre la procession de Noémi McComber qui nous incite à recomposer des signes donnés pour reprendre possession de nos repères, telle une reconstruction subjective, qui s’inscrit dans un processus d’émancipation entre la faille, la prise de risque et la prise de pouvoir. Artistes : Simon Beaudry, Nathalie Bujold, Helena Martin Franco, Noémi McComber Commissaire : Sonia Pelletier Les médiateurs Mélissa Correia et Guy Sioui Durand seront sur place pour accompagner le public. Les artistes et la commissaire tiennent à remercier l’Entente de développement culturel / Ville de Québec, Le Lieu, centre en art actuel, le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches ainsi que le RAIQ pour leurs précieux soutiens. inter-lelieu.org                 logos-identite

Suite inusitée d’Effet colombe
Le 6 juin, Le Lieu, Québec
Photos: Simon Beaudry